Certainement un sentiment comparable à celui éprouvé par Pierre, lors de la transfiguration (Matthieu 17 v4), qui propose à Jésus : « Je vais ici dresser trois tentes… », tandis que Jésus transfiguré converse avec Moïse et Elie.
Ce « reste avec nous », est prononcé par les pèlerins d’Emmaüs, alors qu’ils viennent de reconnaître Jésus rompant le pain, après sa résurrection. Cette envie, cette aspiration à voir Dieu en la personne de Jésus demeurer près de nous, nous garder loin des vicissitudes du quotidien et d’apprendre de Lui, comme les disciples qui campaient avec lui, dormaient auprès de lui, partageant tout. L’envie de rester et d’être enseigné par celui qui est doux et humble de cœur, et de se mettre à son école.
Henry Lyte était devenu pasteur de l’église d’Irlande en 1815, mais ce n’est que l’année suivante, alors qu’il accompagnait les derniers jours d’un confrère très âgé, qu’il eut l’occasion de vivre un réveil profond, en entendant le vieil homme répéter jusqu’à son dernier souffle « reste avec moi, Seigneur ». Ce fut le début de l’écriture de cet hymne – parmi beaucoup d’autres. Ce désir profond de tenir la main de Jésus dans les jours sombres comme dans les jours heureux, voilà une belle prière pour chacun d’entre nous !
Il semble évident que l’angoisse nous entoure, alors que l’actualité nous inquiète et des hommes de divers partis s’affrontent pour se dominer les uns les autres, dans des compétitions qui sont parfois très agressives. Prions d’autant plus pour demeurer en la présence du Prince de paix : Seigneur, reste avec nous !