Nous le connaissions pour sa discrétion, ses attentions et sa bienveillance.
Passionné des mots, il a longtemps livré certains de ses poèmes dans notre journal paroissial quand il faisait encore partie de son comité de rédaction.
Un de ses textes a été mis en musique et harmonisé par Jacques Feuillie.
En silence, en ta présence.
J’ai tant parlé pour cacher mes peurs,
Tant de mots qui masquent ta présence,
J’ai dit, j’ai redit, j’étais en absence,
Pourtant tu as parlé en mon cœur.
Il suffit que je me pose,
Que j’oublie l’heure et la tâche
Que je renonce au mot qui fâche
Il suffit que j’oublie toute chose.
Qu’en cet instant je fasse silence.
Et m’abandonne à ta présence
Mes arguments comme autant de leurres,
Mes discours effacent ta présence,
J’ai fait, j’ai défait, j’étais en errance,
Pourtant tu es si doux à mon cœur.
Il suffit que je me pose,
Que j’oublie l’heure et la tâche
Que je renonce au mot qui fâche
Il suffit que j’oublie toute chose.
Qu’en cet instant je fasse silence.
Et m’abandonne à ta présence
Que tous nos mots, toutes nos rumeurs,
A ta voix ne puissent faire obstacle,
Dissipe ce bruit et que ta parole,
Trouve chemin jusqu’à notre cœur.
Il suffit que je me pose,
Que j’oublie l’heure et la tâche
Que je renonce au mot qui fâche
Il suffit que j’oublie toute chose.
Qu’en cet instant je fasse silence.
Et m’abandonne à ta présence