La non-violence dans l’Évangile
Le dimanche 9 novembre, au Temple d’Elbeuf, François Vaillant nous a expliqué comment il voit dans plusieurs passages des évangiles des actes non-violents de Jésus. Le mot non-violent n’apparait jamais dans les évangiles et il n’aurait pas pu l’être puisqu’il a été créé au début du 20ème siècle par Gandhi. La non-violence peut se résumer comme « une force pour agir dans le respect des personnes avec qui on est en conflit. »
François Vaillant a expliqué, avec une dizaine d’exemples, comment Jésus a utilisé la non-violence.
J’en garde 2 en mémoire :
Lors de l’épisode des marchands du temple chassés par Jésus, il n’est nulle part écrit qu’il a fouetté les marchands. Certes, l’évangile de Jean parle bien d’un fouet, le terme grec désigne un bâton qui se termine pas de petites lanières, lequel sert au vacher à guider son troupeau. Oui, Jésus s’est bien mis en colère – une colère typiquement non-violente – où il a chassé le bétail en le guidant vers la sortie. « Chasser » ne signifie pas « taper », « violenter » ! Jésus a ainsi utilisé la force de
sa colère et de ses arguments en respectant la personne des vendeurs.
Celui de la femme adultère est particulièrement éclairant. En disant aux personnes présentes « que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre » , puis en attendant en dessinant avec son doigt sur le sol, il obtient le résultat que vous savez. Cette attitude est particulièrement éclairante, quand on sait que Gandhi appelait aussi la non-violence Satyagraha, c’est-dire « Force de la vérité ». Paix, Force et Joie à chacun de vous.
Patrick Lesauvage