Lorsque nous atteignons un point dans notre vie où nous avons non seulement honte de nous-mêmes, mais croyons que Dieu a aussi honte de nous, alors que nous nous sentons si loin de Dieu, plus que jamais dans notre vie, alors et précisément alors, Dieu est plus proche de nous qu’il ne l’a jamais été.
Nous ne pouvons pas approcher cette crèche comme nous approchons du berceau de n’importe quel autre enfant. Mais qui irait à cette crèche, va là où quelque chose va se passer. Lorsqu’il quitte la crèche, il part soit condamné, soit livré. Ici, il sera brisé en morceaux ou connaîtra la compassion de Dieu qui vient à lui.
Qui d’entre nous voudrait célébrer Noël correctement ? Qui finira par déposer à la crèche tout pouvoir, tout honneur, toute réputation, toute vanité, tout orgueil et tout égoïsme ? Qui se contente d’être humble et de laisser Dieu seul être élevé ? Qui voit la gloire de Dieu dans l’humble état de l’enfant dans la crèche ? Qui dit avec Marie : « Le Seigneur a veillé à mon humble état. Mon âme loue le Seigneur et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur ? » Qui, en effet ?
